dimanche 10 janvier 2016

sous votre plume #4 "Blues du pays"

Un 4eme récit dans la catégorie "Sous votre plume" qui ne sera pas anonyme pour tout le monde ...






"Voila ma petite histoire...

Mai 2014, Après deux années très difficiles au sein de l'association qui m'a fait découvrir et aimer le social,
je m'apprête à prendre une décision difficile mais, je pense, vitale.
Un syndicaliste n'ayant pour but que de détruire une personne qui m'est proche, ne cesse de me nuire dans mon travail, ce qui touche bien évidement ma famille.
Malgré un diplôme de Moniteur Educateur puis une VAE d'éducateur spécialisé validée du premier coup avec une moyenne de 16/20, je décide malgré tout de postuler en France, sur un coup de tête.
Et voila une bonne surprise ! 
Quelques jours après une association socio-judiciaire, en Auvergne, plus précisément à Clermont-Ferrand, m'approche et me contacte.

Une semaine plus tard, entretien et réponse positive, je prends la direction de l'Auvergne le 16/06/14.
Tout ca pour prouver à des gens que je ne suis pas un pistonné !
Une certaine fierté pourrait dire certains, surement pas, seulement la possibilité, pour moi même, de me prouver que je suis un bon travailleur social.

Le premier mois est difficile, tant sur le plan professionnel que familial.
Les miens étant restés dans le nord, ma terre, ma région.

Mais le climat me dit qu'on sera bien ici. Je veux y croire !

Aujourd'hui, cela fait plus d'un an que nous sommes loin des nôtres, de nos amis, de nos habitudes, de notre Nord...

Le travail se passe bien mais les relations amicales se font rares (pourtant pas faute de tout tenter pour s'intégrer en 18 mois...), l'auvergnat ne souhaitant pas accepter les gens d'ailleurs, les migrants peut être, comme nous.

Aujourd'hui, la question de tout quitter se pose, mais à quel prix?

Aujourd'hui plus qu'hier tout cela me rend triste, nostalgique et malheureux. 
Une chose est sûre : la réflexion sera de mise sur notre devenir en Auvergne, cette terre qui n'a pas vraiment l'étoffe d'une terre d'accueil...

Petit récit d'un homme attristé par sa décision de tout quitter...

3 commentaires:

  1. je connais ce sentiment, nous sommes nous même originaireS de haute normandie et avons tout quitté il y a 10 ans, notre maison, toute notre famille, nos amis, pour atterrir dans le haut-jura, dans les montagnes, pour avoir un meilleur boulot (mon homme était dans la restauration) et avoir une meilleure qualité de vie, au grand air.

    Mais nous n'avons pas de vrais amis ici et sommes isolés de notre famille. Nous avons failli repartir plusieurs fois, mais nos enfants ont grandi ici, la plus grande a commencé l'école ici, ils y ont tous leurs repères.
    Alors oui, les fêtes de fin d'année sont la période la plus dure à passer, mais en dehors de la famille et des amis, rien ne nous donne envie de repartir et de tout recommencer encore, même si on nous considère encore comme des "étrangers".

    Bref, laissez vous peut-être encore du temps, 1 an c'est peu et pesez le pour et le contre en famille. Si la décision doit se prendre, je pense que c'est plus vos loulous qui feront pencher la balance ;)

    Plein de courage dans ce moment de doute.

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    1. Merci pour ton témoignage! En fait ça fait 20 mois qu'on est là. .. et vraiment (même si c'est sur que c'est peu) l'Auvergne n'est clairement pas terre accueillante. On a tenté l investissement (ecole , clubs sportif...) et c'est chaque fois décevant :(
      De toute façon on ne peut raisonnablement pas partir du jour au lendemain donc on se laisse le temps... mais je sais que je ne finirai pas mes jours ici...

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  2. Je ne connais pas ce sentiment car j'ai toujours vécu en seine maritime. Mais mes parents l'on connu quand mon père à trouvé un travail et qu'il on du partir du nord (ils vivaient pas loin de Dunkerque à Bourbourg). Bon après ils est vrai que certaines région ne sont pas du tous accueillante j'ai connu sa juste pour des vacances au Cévennes et bien j'ai détesté. J'espère que cela ira mieux pour toi et ta famille.

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